voyage Inde

Partir en Inde

Si vous cherchez à découvrir un pays unique par son architecture, sa culture et sa nature, l’Inde est sans aucun doute votre destination idéale. Avec un paysage d’une immense beauté, une architecture à la fois traditionnelle et moderne, le pays de Gandhi est un lieu qui éveille en chacun ce côté aventurier qu’il ne se connaissait pas. Même s’il a été le théâtre de nombreux tournages cinématographiques, vous êtes loin des strass et paillettes bollywoodiens, encore moins de ces scénarios où l’on chante et danse à tout bout de champs. Voyager en Inde avec son evisa Indien, en plus d’être une expérience unique, vous donnera la confirmation que tradition et modernité peuvent cohabiter sans heurt.

Un peu d’histoire…

L’Inde est une république créée par la constitution du 26 janvier 1950. Ses institutions sont inspirées du parlement britannique. Le pays est dirigé par un président et un vice-président, élus tous les deux au suffrage indirect pour un mandat de cinq ans. Bien qu’étant le chef de l’État, le Président indien est tenu de respecter les avis du Premier ministre, détenteur du pouvoir exécutif. Son pouvoir n’est donc que formel.

En plus d’être avec le gouvernement garant du pouvoir exécutif, le premier ministre est également responsable de la Lok Sabha ou Chambre du peuple. Une chambre des États ou Raiya Sabha, et une chambre haute élue au suffrage universel et renouvelée par tiers tous les deux ans, sont les institutions qui forment le parlement indien.

La cour suprême indienne représente la plus haute juridiction. Elle a une triple fonction : elle est à la fois le tribunal fédéral, la cour d’appel et la cour constitutionnelle. Nommés par le Président de l’Inde, les membres de la Cour suprême ont l’importante tâche de contrôler la constitutionnalité des lois et des amendements à la Constitution. Aussi, la Cour Suprême est également est également chargé de remédier aux atteintes de droits de l’homme.

États et territoires

Après l’indépendance, Les États de l’Inde ont une organisation basée sur le modèle des anciennes provinces des États princiers, qui existaient pendant le Raj britannique. En 1956, les États sont réorganisées par le States Reorganisation Act sur des bases linguistiques.

L’inde est alors une république fédérale composée de 29 États, chacun ayant à sa tête un gouverneur nommé par le Président. De même que celui de ce dernier, le pouvoir du gouverneur est surtout symbolique, un ministre en chef étant effectivement responsable de la législature de l’État.

Toutefois, le Gouverneur peut se voir attribuer les pleins pouvoirs par application du President’s rule imposé par le gouvernement central. Cette règle voudrait qu’en cas d’instabilité dans un État, le gouverneur récupère le pouvoir pour une durée limitée, au détriment des institutions représentatives

La durée du mandat des gouverneurs est de 5 ans. Ceux-ci ont un pouvoir constitutionnel beaucoup plus indépendant, contrairement au Président qui doit concilier son pouvoir avec l’Assemblée législative. On pourrait donc dire que les gouverneurs sont les présidents constitutionnels des États de l’Inde en marge des véritables dirigeants indiens.

En plus des États, l’Inde compte sept territoires de l’union. Ceux-ci sont directement gouvernés par l’État central contrairement aux États. Deux territoires : Delhi et Pondichéry ont toutefois obtenu le droit d’élire leur propre Vidhan Sabha (Assemblée législative) et Chief Minister.

L’Inde doit sa stabilité au fédéralisme mis en place. Un pays doté d’une si grande diversité ethnique, religieuse et linguistique et présentant par la tradition de tels clivages sociaux, a besoin d’un système démocratique permettant suffisamment aux États de l’Union d’être autonome. Ceci pour assurer sa cohésion.

Chaque gouvernement de chaque État est suffisamment compétent pour la fourniture et la répartition de prestations publiques de base et de subventions, et le pourvoi de postes dans la fonction publique. Raison pour laquelle, à chaque élection, les électeurs privilégient les partis bien ancrés au niveau régional.

Panchayati Raj

Les Panchayats sont des gouvernements locaux, normalement conçus pour fonctionner au niveau des villages en Inde. Leur mise en place est obligatoire à tous les États, comme le stipule la constitution de 1992. Un gram Panchayat est donc élu tous les cinq ans au suffrage universel et présidé par un sarpanch. Ces institutions sont chargées de l’administration locale et de préparer les plans de développement économique, ainsi que pour la justice sociale. L’administration des villes est fonction de leur nombre d’habitants. Elles sont dirigées un nagar panchayat (conseil municipal), nagar palika (municipalité) ou nagar nigam (corporation municipale) également élu tous les cinq ans au suffrage universel. Les Dalits (intouchables), les Adiviasis (aborigènes), ainsi que les femmes sont représentés dans chaque institution par un système de quotas.

Contexte politique

Après l’indépendance, le Congrès national indien ainsi que le parti du Mahatma Gandhi et Jawaharlal Nehru (Premier ministre de 1947 à sa mort en 1964) dominent largement le paysage politique.

En 1975, devenue Première ministre et impliquée dans des scandales de fraude électorale, Indira Gandhi, fille de Nehru, déclare l’état d’urgence et suspend les libertés fondamentales et les élections. À la fin de cet état d’urgence, le Congrès se retrouve pour la première fois dans l’opposition en perdant les élections de 1977.

Dès lors, on assiste à la progression des partis régionaux, obligeant ainsi les principaux partis politiques à s’engager dans des coalitions parfois instables.

Au fil des années 1990, le Bharativa Janata Party (BJP ou droite nationaliste) devient le principal opposant au Congrès. Celui-ci parvient à former en 1999 un gouvernement de coalition qui pour la première fois, arrive à se maintenir au pouvoir jusqu’au terme de son mandat de cinq ans.

Cependant, en 2004, le Congrès forme l’Alliance progressiste unie après sa victoire aux élections. La coalition des partis est largement défaite par le BJP en 2014. Ram Nath Kovind, Président actuel de la République de l’Inde, n’a de fonctions que protocolaires depuis 2017, tandis que le Premier ministre Narendra Modi dirige le gouvernement central depuis 2014.

Relations extérieures

Le lancement du mouvement des non-alignés sous l’influence de Jawaharlal Nehru, a permis à l’Inde de tisser des partenariats stratégiques avec toutes les grandes puissances telles que les États-Unis dans le cadre du programme Next Steps in Strategic Partnership (NSSP), ou encore la Chine avec  laquelle le règlement du conflit frontalier qui les oppose.

L’Inde est ouverte au commerce mondial depuis 1990. Dès lors, grâce à la politique du Look East, elle a cherché à nouer des liens plus forts avec les pays membres de l’ASEAN. Le pays souhaitant obtenir un siège permanent au Conseil de l’ONU, et avancé sa candidature auprès du G4 constitué de l’Allemagne, du Brésil, du Japon et de l’Inde.

Le conflit incessant entre la république indienne et le Pakistan au sujet du Cachemire est l’un des principaux faits marquants des relations extérieures.

En effet, aucune nation (L’inde et le Pakistan) n’a donné son accord sur le traité relatif à la non-prolifération des armes nucléaires. L’Inde s’étant dotée de l’arme atomique, a procédé à une explosion « pacifique » en 1974 et à des essais en mai 1998.

Le climat en Inde

4 saisons principales caractérisent le climat indien, de type mousson tropical semi-aride et chaud.

D’abord, la saison fraîche qui couvre la période allant de décembre à février. C’est la période la plus froide de l’année, caractérisée par des températures variant entre 25 °C et 28 °C au Nord et entre 30 °C et 33 °C au Sud.

Ensuite, la saison sèche de mars à juin avec des températures chaudes, qui atteignent en moyenne jusqu’à 43 °C au Nord et 48 °C au Sud où le record de chaleur atteint les 54 °C.

Puis vient la saison des pluies entre le mois de juillet et le mois d’août. Cette période est marquée par d’incessantes pluies, avec des averses d’eau chaude. Les températures varient entre 28 °C et 31 °C au Nord et peuvent cependant atteindre 35 °C au Sud.

Et enfin, la saison de mousson, qui est la plus douce de l’année, s’étend de septembre à novembre. Le temps est très nuageux et pluvieux et les températures sont similaires à celle de la saison de pluie.

Environnement

Le manque d’eau est un fait réel en Inde. En effet, il y est prélevé chaque année, environ 2230 milliards de mètres cubes d’eau. Comprise entre l’Inde et le Pakistan, la plaine de Penjab, théâtre de la culture du blé et du riz en été, est la plus affectée par ce déficit.

Les paysans se servent de l’eau de la nappe phréatique pour l’agriculture. Cependant, le niveau de cette eau baisse de 0,6 mètre par an.

L’eau souterraine est la source de 40 % des besoins en eau de l’Inde. Mais celle-ci s’épuise rapidement, car toutes les activités agricoles consomment principalement cette eau.

Certains gouvernements indiens ont adoptés une politique d’électricité à petit prix, voire totalement gratuite. De ce fait, les agriculteurs préfèrent extraire les eaux souterraines en ayant recours à un système de pompage pour l’arrosage des cultures.

Un organisme gouvernemental a publié en 2018 un rapport selon lequel, vingt et une villes indiennes devraient manquer d’eau souterraine dès 2021 et 40 % de la population indienne n’aura pas un accès suffisant à l’eau potable en 2030.

Faune et flore

L’Inde compte environ 6 % des plantes à fleurs, 6,2 % des reptiles, 7,6 % des mammifères et 12,6 % des oiseaux. Elle doit cette grande biodiversité au fait d’être située dans l’écozone indomalaise.

Le pays possède de nombreuses écorégions, telles que les forêts de Shola, qui représentent des taux très élevés d’endémisme.

La forêt de l’Inde couvre une très grande superficie : de la forêt tropicale des îles Andaman, jusqu’aux forêts de conifères tempérés de l’Himalaya, en passant  par les Ghats occidentaux et l’Inde du Nord-Est.

En parcourant la forêt indienne, on distingue une étendue d’arbres tropophiles située en Inde centrale et méridionale dominée par le teck. On y trouve également, et précisément en Inde orientale, la forêt tropicale humide dominée par le sal, de même que la forêt épineuse du Deccan central où pousse principalement l’acacia mimosa.

Parmi les arbres importants, on retrouve le neem, plante médicinale plébiscitée pour des remèdes en phytothérapie rurale. Pendant qu’il se rapprochait du Nirvana, le Gautama Bouddha a été recouvert par le figuier des pagodes, visible sur les sceaux de Mohenjo-daro.

La faune indienne doit sa diversité à sa migration du super continent Gondwana auquel le pays est originaire. Ce mouvement a doté le pays de nombreuses espèces. Toutefois, de nombreuses formes endémiques se sont éteintes à cause du volcanisme et des changements climatiques.

Les mammifères en provenance d’Asie entrèrent plus tard en Inde au cours de deux passages zoo géographiques de chaque côté de l’Himalaya. Par conséquent, le pays compte aujourd’hui seulement  12,6 % de mammifères et 4,5 % d’oiseaux contre 45,8 % de reptiles et 55,8 % d’amphibiens.

On retrouve en Inde et précisément dans l’enceinte du Parc national de la Forêt de Gir (Gujarat), le lion d’Asie, anciennement présent de la Grèce aux confins du Bengale. Les endémiques notables tels que le crapaud brun ou Carmin de l’espèce bufo beddoniou le singe semnopithèque su Nilgiri s’y trouvent également.

D’après un rapport de  l’UICN, on retrouve en Inde 172, soit 2,9 % d’espèces menacées parmi lesquelles le lion asiatique, le tigre de Bengale et le vautour Chaugoun indien. La menace de la faune indienne a pour responsable direct la forte augmentation de la population humaine.

Afin de venir à bout de la menace, le gouvernement indien a alors étendu la liste des secteurs protégés et des parcs nationaux. Un plan de sauvegarde de la faune est élaboré et mis en place en 1972, ainsi qu’un projet spécialement consacré à la préservation du tigre et de son habitat naturel.

En plus des 500 zones de sauvegarde de la faune, l’Inde dispose aujourd’hui de 14 réserves de biosphère, dont 4 font partie du réseau mondial. Le pays dispose également de 25 zones humides protégées par la convention de Ramsar.

Politique environnementale

Afin d’assurer une meilleure gestion de l’immense territoire des Indes, les Britanniques voyant les ressources naturelles diminuer, ont mis en place à la fin du XIXe siècle des lois et des organismes variés. Avec la création de l’Indian Forest en 1866 et l’édiction de l’Indian Forest Act en 1878, les Britanniques essaient de conserver le couvert forestier pour pérenniser, l’exploitation du bois d’œuvre en s’appuyant sur les taxes de douane. Ces dispositions visant également à préserver le gros gibier qui tendait à disparaître, plusieurs aires protégées telles que le Parc national de Kaziranga ont alors vu le jour.

En 1927, on assiste au renforcement des mesures de protection de l’Indian Act. La dégradation progressive des différentes zones protégées poussent le gouvernement indien à promulguer le Wildlife Protection Act en 1972, relative à la protection de la faune et la flore sauvages.

Le Forest Protection Act de 1980, relatif à la protection de la forêt, stipule quant à lui que l’utilisation non forestière de toute surface boisée doit être précédée de l’approbation du gouvernement indien. Cette loi ayant fortement contribué à l’interdiction de la conversion des zones forestières, n’est cependant pas avantageuse pour les petites communautés rurales.

En 1981, le gouvernement met également en place le Forest survey of India, un programme visant à améliorer les résultats de la protection du couvert forestier.

Très à cheval quant à la protection de l’environnement, l’Inde adopte la loi Environment Protection Act en 1986. Elle est relative à la conservation et la gestion des écosystèmes en général, et au traitement des eaux et des déchets en particulier.

À nous jours, le ministère de l’Environnement et des Forêts est chargé de la protection environnementale et dirige de nombreuses agences gouvernementales à l’instar de l’Indian Forest Service, des centres de formations et d’autres institutions.

Il est prévu d’ici 2030 de procéder à l’électrification à 100 % du parc automobile afin de lutter contre la pollution croissante dans le pays. Il est important de souligner que la pollution de l’air est la cause de 12,5 % de décès en Inde. Selon le centre pour la science et l’environnement de New Dehli, ce pourcentage compte 100 000 décès d’enfants de moins de cinq ans chaque année.

Il est à noter qu’il existe différents niveaux de protection de l’environnement dont le plus élevé est les parcs nationaux et le moins élevé, les villages forest. D’après une décision, des mesures protectives doivent être appliquées sur 4 % du pays.

En outre, des particuliers peuvent assurer la protection de certaines zones. Des moyens en plus sont offerts à certaines zones pour la protection d’une espèce en particulier.

Les Elephant Reserveset lesTiger Reserves par exemple, bénéficient de ce financement. Ces réserves interviennent dans le cadre des plans comme le Project Tiger, le Project Elephant, L’Asiatic Lion Reintroduction Project.

Il est à noter que la chute des fermiers est surtout due aux activités météorologiques extrêmes de ces dernières années, avec notamment des sécheresses, canicules et cyclones récurrents. C’est dans ce sens que le Centre for Science and Environment, la plus grande ONG environnementale de l’Inde, affirme que le pays s’est vu confronter pour la première fois à une grave crise agricole, qui a multiplié par trois le taux de suicides et des manifestations des agriculteurs.

D’après le centre, l’intelligence et la vision des partis ne seraient pas suffisamment orientées sur le long terme, afin de prendre les mesures qui s’imposent. Au contraire, ils répondraient à chaque sécheresse, à chaque inondation, par la gestion de la crise, ne prévoyant aucun plan d’ensemble pour élargir à l’échelle nationale la prévention et l’adaptation.

La situation environnementale de l’Inde résulte en réalité de phénomènes naturels, notamment la tectonique des plaques qui se produisit à une époque lointaine (250-200 Ma). Madagascar, l’Afrique, l’Australie, l’Antarctique, l’Amérique du Sud et l’Inde étaient tous réunis sur un même super continent nommé Gondwana, qui commençait à se démanteler.

L’Inde était représentée par le craton indien, une grande île située à 6 400 km au sud du continent asiatique et dont la côte Sud-Ouest actuelle était reliée à Madagascar, et la côte Sud-Est reliée à l’Australie. Les cinq continents voient le jour à la suite de la dislocation du supercontinent il y’a environ 250 millions d’années.

On assiste alors à une phase de rifting commençant au Permo-Trios, puis une phase d’ouverture océanique du Jurassique moyen au Crétacé supérieur. Au cours de cette océanisation, il se forme un épaulement de rift et  l’Inde opère alors une remontée du Sud au Nord de l’Asie à une vitesse estimée à environ 15 cm/an. C’est au cours de cette migration qu’a lieu une dérivation de la plaque indienne sur un point sensible de l’île de la Réunion, qui est en fait une zone à forte activité volcanique.

Par conséquent, les terres de l’Inde actuelle subissent naturellement d’intenses éruptions volcaniques. Il y’a environ 65 millions d’années ces éruptions ont formé les trapps du Deccan, constitués  d’un empilement successif de laves basaltiques.

A l’heure actuelle, le Centre-Ouest de l’Inde est en grande partie couverte par cette zone. La surrection de l’Himalaya et l’expulsion du bloc indochinois est alors provoquée par la dérive vers le Nord, ayant abouti à une collision avec l’ancienne plaque eurasienne.

Religions

Représentant 79,8 % de la population d’après le recensement de 2011, la religion la plus pratiquée en Inde est l’hindouisme.

L’islam, le christianisme, le sikhisme, le bouddhisme, le jaïnisme, le zoroastrisme et le judaïsme sont alors pratiqués à différentes échelles parle reste de la population. Il est à noter que l’hindouisme, lebouddhisme, le jaïnisme, et le sikhisme sont des religions qui tiennent leur origine en Inde. Par ailleurs, l’animisme y est encore pratiqué par certaines tribus du Centre et du Nord-Est du pays.

Les chrétiens de l’Inde du Sud sont issus de deux périodes d’évangélisation : soit dès le Ier  siècle pour les chrétiens de saint Thomas au Kerala et au Tamil Nadu, soit après l’arrivée des Européens à partir du XVIe siècle. La communauté chrétienne du Nord-Est quant à elle, doit son origine à l’évangélisation de masse effectuée par les missionnaires américains et britanniques durant la colonisation

Le jaïnisme, religion originaire d’Inde rassemble 0,4 %, soit 4,4 millions de fidèles dont la plupart vivent au Maharashtra, au Karnataka et au Gujarat. La religion jaïniste est caractérisée par le respect de toute forme de vie. Elle est présente dans de nombreux pays tels que les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, la Thaïlande, le Japon, le Kenya, etc.

Également né en Inde, le bouddhisme n’est cependant pratiqué que par une infime partie de la population. Ceux qui le pratiquent sont principalement les habitants du Ladakh, du Lahaul-et-Spiti, de l’ArunachalPradech et du Sikkim. Certains réfugiés tibétains, ainsi que des ex-intouchables du Maharashtra se sont convertis, à l’instar de Bhimrao Ramji Ambedkar, grand leader intouchable de l’indépendance. Toutefois, depuis quelques années, l’élite urbaine et la classe moyenne indiennes, s’intéressent de plus en plus à cette religion.

Quant au zoroastrisme indien, il est de moins en moins sollicité à cause du taux de fécondité très bas, soit environ 119 659 individus. Les adeptes de cette religion sont divisés en deux communautés : les Parsis arrivés en Inde vers l’an 717 et les Iranis, qui comme l’indiquent leur appellation, sont venus d’Iran durant le règne de la dynastie Kadjar au XIXe siècle.

Afin de sauver leurs ethnies de la disparition, le gouvernement sensibilise régulièrement les communautés zoroastriennes au sujet de la contraception et du planning familial.

Tensions communautaires

En Inde, les tensions entre les communautés sont surtout interreligieuses. La plus récente a eu lieu à l’Ouest de l’Assam en 2012, entre les indigènes hindous bodos et les bengalis musulmans. Ceci a fragilisé le pays, exposant les grandes villes comme Bangalore aux risques d’attentats terroristes de la part des extrémistes hindous.

On note aussi les émeutes extrêmement violentes entre les communautés hindoues et musulmanes, avec pour cause le déplacement forcé de populations entre l’Inde et le Pakistan.

En 1984, après l’assassinat d’Indira Gandhi, la communauté Sikh est victime de génocides et compte entre 5 000 et 50 000 morts, parmi lesquels de nombreux brûlés vifs.

En 1992, les Hindous détruisent la mosquée historique d’Ayodhya, créant ainsi de vives tensions entre musulmans et hindouistes, particulièrement à Mumbai.

L’Inde connait encore des frottements entre hindous et musulmans en 2002. Ces émeutes sont consécutives à l’incendie d’un train transportant des pèlerins hindous. En seulement trois jours, on enregistre à la suite de ces soulèvements, plus de 250 morts en trois jours à Ahmedabad et plus de 2 000 morts au Gujarat.

En octobre 2005, les islamistes se voient attribuer trois explosions qui provoquent la mort de 66 personnes à Dehli.

Le 7 mars 2006 a lieu un triple attentat revendiqué par le Lashkar-e-Qadar. Le 8 septembre 2006, le Maharashtra enregistre 37 morts suite à l’explosion de trois bombes près de la mosquée de Malegaon.

Le 25 août et le 23 novembre 2007, des attentats ont lieu respectivement dans la ville d’Hyperabad avec 43 morts, et dans les villes de Bénarès, Lucknow et Faizabad, avec au moins treize morts et une cinquantaine de blessés.

Le 13 mai 2008, une bombe expose dans le temple hindou de la ville de Jaipur, faisant au moins 80 morts et 200 blessés.

Les 25 et 26 juillet, de nouveaux attentats revendiqués par des islamistes sont à l’origine de la mort de 51 personnes dans les villes de Bangalore et Ahmedabad.

Plusieurs autres attentats revendiqués par des groupes islamistes se produisent encore dans le pays. C’est le cas des explosions du 13 septembre 2008 à Dehli ou encore du 26 novembre 2008 à Mumbai.

Les affrontements n’ont pas seulement pas seulement lieu entre hindous et musulmans. En effet, à la fin du mois d’août 2008, des hindous s’en prennent aux chrétiens dans l’Etat d’Odisha. On dénombre de nombreuses victimes et 25 églises incendiées. Le pays a aussi été le théâtre d’attentats suicides. On compte par exemple celui d’octobre 2001 au parlement du Jammu-et-Cachemire à Srinagar, faisant 38 morts et l’attentat suicide du 13 décembre 2001, qui touche le Parlement fédéral et fait 14 morts.

Culture

La culture indienne est un mélange de diverses traditions avec d’autres éléments déjà présents sur le territoire,  ainsi que des migrations et colonisation qui ont joué un rôle important dans l’histoire du pays.

Langues

On n’a pas fini de le dire : l’Inde est un pays diversifié et cette diversité porte également sur la langue. Selon le recensement de 2001, le pays comptabilise 234 langues maternelles, dont 122 importantes, ainsi que plusieurs milliers de dialectes. Ceci fait alors du pays de Mahatma Gandhi le plus diversifié du monde sur le plan linguistique.

L’hindi est la langue officielle du gouvernement central et aussi la plus parlée du pays. En effet, elle est la langue maternelle de 422 millions d’Indiens, soit 41% de la population. Cela fait bien des années que le gouvernement souhaite étendre le hindi standardisé dans tout le pays. Cependant, jugeant ce hindi trop complexe, une certaine partie de la population voit en cette langue le « nouveau symbole de l’oppression et du pouvoir d’État » envers les intérêts locaux.

L’anglais demeure et a le statut de seconde langue nationale.L’élite indienne dans les affaires, le tourisme, l’administration, le milieu universitaire ou diplomatique sont pratiquement les seuls à l’utiliser.

Depuis Gandhi, de nombreux intellectuels voient en la langue de l’ancien colonisateur britannique, une langue d’aliénation, créant de surcroît un schisme entre l’élite indienne et le peuple.

Bien que perçu ainsi, l’anglais a le mérite de transcender en certaines occasions les particularismes régionaux, très présentes et parfois opposés, comme le prouve notamment le conflit en Inde entre États dravidophones et États hindiphones.

Musique et danse

Très diversifiée, la culture musicale indienne est constituée de la musique classique et de la musique populaire. La première relève principalement les traditions hindoustanies nordistes et carnatiques sudistes. Quant au second style, il dépend généralement de la région et inclut de nombreuses musiques comme celles A. R. Rahman (auteur et compositeur) et de la musique folklorique telle que le Bhangra.

Les danses très variées, diffèrent également selon les régions et les communautés. Le Bharatanatyam, le kathakali, le kathak (même racines que le flamenco d’Espagne), le kuchipudi, le manipuri, l’odissi et le yakshagana sont les dans classiques les plus populaires de l’Inde. Elles sont habituellement imprégnées par des éléments religieux et de dévotion.

Littérature

Composée et transmise oralement, le Veda est la plus ancienne tradition littéraire de l’Inde.  Le Ramayana, la Mahabharata ou encore les Purana sont les composantes de la littérature religieuse hindoue, qui occupe une place de choix dans la culture indienne.

Celle-ci est sujette à de nombreuses adaptations dans des œuvres contemporaines de fiction, de théâtre ou de cinéma. Toute aussi importante et également très ancienne, « la littérature du Sangam »est produite en langue Tamoul dans le Tamil Nadu.

Il est toutefois à noter que le Tamoul et le Sanskrit sont des langues dites savantes, ouvertes à un groupe limité d’intellectuels. La littérature en langues vernaculaires comme le Hindi, le Bengali, ou l’Ourdou est plus accessible, et écrite en vers ou en prose. Elle se développe à partir du Xe siècle, et son essence religieuse est inspirée de légendes anciennes ou d’épopées.

Salman Rushdie, Anita Desai, Amitav Ghosh, Vikram Seth, Arundathi Roy, Vijay Singh, Tarun Tejpal ou encore Rohinton Mistry ont contribué au développement d’une fiction indienne en anglais. Ceux-ci comptent parmi les nombreux écrivains qui jouissent d’une audience au-delà des frontières de l’Inde. Rompant ainsi avec la narration classique caractérisant leurs prédécesseurs, à l’instar de celui qui est considéré comme le précurseur du roman indien écrit en anglais, à savoir R. K. Narayan, leurs œuvres développent surtout les thèmes de l’identité nationale, de l’histoire et de la réflexion sur l’oppression coloniale.

Ces thématiques s’allient à une interrogation sur ce qui fonde la difficulté à vivre la rupture entre la tradition et la modernité, l’identité de l’individu, le conflit des cultures et les influences qui se jouent dans la conscience de l’homme de l’Inde indépendante.

La recherche de cette identité passe par le recours à la langue du colonisateur ; la langue anglaise, réinventée et réappropriée. Il en ressort un réel besoin de se doter d’un langage et d’une esthétique appropriée, et la même occasion de communiquer facilement avec des mots du terroir.

On note en Inde de nombreux auteurs littéraires ayant un franc succès. C’est le cas d’Amit Chaudhuri, qui occupe une illustre place dans la nouvelle génération de la littérature anglo-indienne. Il développe principalement des thèmes tournant autour des mutations de la famille et la réflexion sur la conjugalité dans la classe moyenne émergente.

 

Dans le même sillage, Hari Kunzru a récemment été l’auteur d’une nouvelle à caractère comique, qui traite de l’identité à retrouver, en illustrant le surgissement des tendances individualistes qui occupe une place très particulière dans la même classe moyenne. Nous pouvons enfin citer Kiran Desai, lauréat du Man Booker Price en 2006, grâce à son récit sur la tension palpable de la génération actuelle, entre héritage familial et aspirations individuelles.

Le mouvement littéraire de grande ampleur qui a touché à la fois les pays du Sud et l’Occident est le post colonialisme. Ce courant a amorcé un détachement des formes élitistes, et a favorisé l’expansion de groupes minoritaires en Inde.

De ce fait, L’usage d’un langage moins approprié a pris le pas sur les formes littéraires classiques, sous l’impulsion des dramaturges, écrivains et poètes dalits pour décrire leur condition d’opprimés. Ils ont ainsi contribué au renouvellement des thèmes et des formes de la littérature nationale.

Cinéma

Le cinéma occupe une place en Inde  tant comme un art et une distraction. Il est même le plus innovateur du monde. Bollywood, comme se nomme la principale production cinématographique du pays, est un nom dérivé de Bombay anciennement Mumbai, et Hollywood production américaine.

Elle réalise principalement des films commerciaux en hindi. Les studios de Bollywood se trouvent dans la capitale de Mahārāshtra. À côté, on retrouve également d’autres productions non négligeables de films en Kannada, Malayalam (Mollywood), Tamoul (Kollywood), Telugu (Tollywood), Penjabi, Bengali ou Marathi.

On note un lien étroit entre l’industrie cinématographique et la politique. Ainsi, certains acteurs à l’instar de M. G. Ramachandran et Amma, acteurs tamouls, sont devenus ministres en chef du Tamil Nadu.

L’inde dispose également d’une sorte de cinéma d’auteur, indépendant de la célèbre production bollywoodienne. Le représentant le plus connu de ce style cinématographique en dehors de l’Inde, est le Bengali Satyajit Ray. Gurut Dutt, Raj Kapoor, Adoor Gopalakrishnan et Yash Chopra sont les principaux réalisateurs à succès dans ce registre.

De nombreux réalisateurs indiens ont connu un franc succès et se sont vus décernés des récompenses d’envergure internationale. C’est  le cas de Mira Nair, figure emblématique du cinéma indien. Il a reçu en 2001 un Lion d’or à Venise.

Les principales idées développées dans ses films sont : l’exil et la fracture entre les générations, ou encore la sexualité féminine et sa censure. Nous pouvons également citer Deepa Mehta, Shyam Benegal, Sudhir Mishra ou encore Vinjay Singh, cinéaste indien vivant à Paris, dont les films touchent à la fois l’Inde et la France.

Par ailleurs, KaranJohar, descendant d’une famille de réalisateurs de Bollywood, est propriétaire d’une société de production. Il a vocation de de renouveler les codes du genre en introduisant des thèmes de réflexions sur les mœurs familiales.

Alimentation

La diversité de l’Inde s’étant même au niveau culinaire. En effet, la cuisine varie selon les régions, les communautés, les religions ou encore les familles. Les plats sont à la fois végétariens et non végétariens. Les principaux aliments de  l’Inde sont le riz, les lentilles et le blé.

En Inde, la consommation de bœuf atteint les 2,6 millions de tonnes par an, 1,4 millions de tonnes pour le porc et 600 000 tonnes pour le mouton. La cuisine indienne est réputée pour être l’une des plus épicées du monde. Il existe de nombreuses épices moulues et mélangées dans des assortiments appelés masalas.

Il est à noter que le mot « curry » à l’origine signifie « sauce »en Hindi. La consommation des épices varient en fonction de la région. On trouvera donc le Tandoori masala en cuisine islamique moghole, Rasammasala au Sud de l’Inde, Garammasala au nord de l’Inde, etc. Le pays est également populaire pour ses plats sucrés et boissons, qui varient en fonction des régions, ainsi que pour ses bonbons épicés.